vendredi 20 novembre 2009

Addendum

Ahah, ce billet remplace la rubrique humour du jour. Herman Van Rompuy n'est peut être pas du tout charismatique, mais il a un blog - seulement en néerlandais- et une fan page sur facebook !

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Les inconnus du Berlaymont



Voilà, les deux noms tant attendus qu'on nous promettait depuis des semaines sont enfin sortis du chapeau cette nuit. Le Président du Conseil européen (et non de l'UE) sera donc le belge Van Rompuy. Monsieur PESC aka Javier Solana, sera remplacé par la britannique Catherine Ashton, qui devient donc Haut représentant pour la politique extérieure de l'UE.
C'est un fait, l'Europe m'étonnera toujours. Plutôt que de te donner mon avis du vendredi, je me suis dit qu'il serait sûrement plus intéressant de faire un petit tour non exhaustif de ce qui se lit ce matin.

Tiens, je te parlais du franco-allemand il n'y a pas si longtemps. Un couple se retrouve souvent dans les grands moments. Il semblerait selon Le Point que ce soit le cas, puisque les deux heureux nominés sont les "chouchous" de Sarkozy et Merkel. Pour cette dernière, «celui qui sera appelé, c'est celui qui parle pour l'Europe, pas forcément celui qui est le plus connu».

Ils prendront leurs fonctions dès le 1er décembre mais le temps nous dira si ces deux inconnus, un fédéraliste européen "falot" opposé à l'entrée de la Turquie dans l'UE et une "novice en diplomatie" insignifiante, qui doit sa position au jeu "superbement machiavélique" de Gordon Brown parviendront à faire entendre leur voix dans le concert des nations. D. Cohn Bendit a en tout cas déjà un avis sur la question, puisque voilà, il nous l'annonce, "l'Europe a atteint le fond" et "les chefs d'Etat et de gouvernement ont poursuivi leur politique d'affaiblissement des institutions européennes". Pour Terra Nova, dans la langue de Shaekespeare, “It is jaw-dropping. It is the end of ambition for the E.U. — really disappointing.”

Cette nomination politiquement équilibrée, qui plus est "gender balanced", ne fait donc pas l'unanimité. On me dit aussi qu'elle ne fait pas rêver et on parle déjà "d'ambitions revues à la baisse, d'une configuration où les Etats garderont la mainmise sur les affaires extérieures. La question en suspens reste donc bien "pourquoi eux ?". Un officiel a souligné dans le texte : “It’s going to be difficult to explain to the public why there was so much fuss about the Lisbon Treaty if all we get is someone no one has heard of.” Certes.

On tâchera d'y répondre au fur et à mesure qu'il nous sera donné d'observer le fonctionnement du nouveau triumvirat, c'est à dire le président de la Commission, le président du Conseil européen, et le Haut représentant de l’UE. Pour euractiv.fr, « Les trois présidents doivent chercher la réussite. La négociation sera de mise, les tensions seront productives et le résultat sera à la mise
Rajoutons à ce trio la Présidence tournante. Le Figaro se demande ainsi fort justement lequel Barack Obama choisira d'appeler quand il voudra parler à l'Europe ! Carl Bildt a ce sujet met en garde l'UE face à une solution minimaliste qui réduirait l'opportunité de l'Union d'avoir une voix claire au niveau mondial, c'est dans le New York Times.
The Guardian appuie cette idée : "questions will be raised about the pair's relative inexperience and neither will be able to stand alongside US, Russian or Chinese leaders as peers and equals."

Tiens, et si tu veux en savoir plus, le FT t'apprends en dix points qui est C. Ashton et le Figaro t'explique méthodiquement les missions attribuées aux deux postes.

C'était un message à caractère informatif. Comme cette sélection est forcément très subjective, elle ne prétend pas à la vérité ni à l'exhaustivité. Tu devineras sûrement mon avis sur la question, et j'espère que tu te feras une idée éloignée des clichés traditionnels que tu liras aujourd'hui dans la presse. Et sinon, on peut toujours en discuter !

Good Friday !
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jeudi 19 novembre 2009

Humour du jour



Source : Times Online
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mardi 17 novembre 2009

She is back



Norah Jones, c'est un peu comme une petite musique de chambre. Elle me suit depuis des années, parfois d'un peu loin, mais suffisamment pour que sa voix de texane jazzy se rappelle à moi, toujours dans des moments un peu particuliers. Premières années étudiantes et premiers émois, improbable voyage à Venise où les airs de ses chansons se frayaient dans les courants d'air de la lagune et d'un bar mémorable, Il paradiso perduto. Et puis il y a eu les Littles Willies à fond dans les rues de Lyon et en fond sonore sur la place d'Albertas à Aix en Provence, pendant les révisions. Quoi, tu ne connais pas les Littles Willies ? Scandale.
Et devine quoi, on l'a même écoutée sous les palmiers d'Afrique...

En somme, j'ai un peu grandi avec Norah Jones, et j'aime partir à la recherche des petites pépites musicales qu'elle laisse sur son chemin. Son iconographie aussi. Il a suffit d'un film, My blueberry nights, de Wong Kar Wai (encore regardé récemment) pour que je l'admire définitivement. Non, pas parce qu'elle mange un blueberry pie ni parce qu'elle embrasse Jude Law.
Alors c'est tout naturellement qu'en ouvrant Deezer ce matin, j'ai tapé The Fall, Norah Jones.

Il paraît que cet album est différent, plus pop. Un peu sûrement. Il correspond tout à fait à mon humeur du moment, c'est parfait. Et puis il sera parfait pour regarder les paysages défiler dans le train ou regarder la neige tomber en rêvant, c'est certain.
Mais Norah, c'est une voix avant tout et un univers qui me plait absoluement. J'ai été emportée par la première chanson, Man of the hour.

L'automne commence bien. Merci Norah.
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In the loop

On me dit que ce sera la comédie qui va égayer ce mois de novembre tout gris (et peut être faire tomber ma fièvre ?), la comédie britannique de l'année, etc, où comment une gaffe en interne devient ingérable et bouscule tout le petit monde de la diplomatie des deux côté de l'Atlantique.
Sortie demain !
Comme je suis gentille, je te montre le trailer. Et tu peux même voir le blog ...

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lundi 16 novembre 2009

Je t'aime. Moi non plus.


Le couple franco-allemand est mort, vive l'Union Européenne !
C'est ce qu'on se dira peut être dans quelques années, quand le divorce entre ces deux Etats sera définitivement consommé. Pour le moment, on hésite, on se cherche, on fait des compromis, on voudrait bien espérer. J'ai beaucoup cru à l'idée de couple franco-allemand en tant que moyen, qui servirait à un dessein européen précis, et jamais comme une fin en soi. Autant dire que la crise de la quarantaine qu'analyse avec talent un européen convaincu ne me parait pas si importante au regard de l'histoire de l'Europe, non ?

Au cours de cette conférence, un certain manque de conviction face à l'avenir de ce couple si soudé (par ses propres intérêts particuliers ?) nous a été transmis par les intervenants, comme si l'on n'y croyait plus vraiment mais que l'avouer fut renoncer. Comme si la rupture silencieuse de ce lien bâti sur les tranchées relevait de l'indicible.
S. Faure l'explique très bien, "cette crise de la quarantaine apparaît aussi comme une envie (légitime!) d'émancipation de Mme Allemagne, restée à la maison trop longtemps sous la tutelle du pater familias français. La coupe est pleine. Elle veut sortir, voir ses copines, faire de nouvelles rencontres et peut-être même aller plus loin..."

Et finalement, je trouve ça plutôt sain. Que la France prenne ses responsabilités, regarde sa mémoire et joue le jeu européen ; que l'Allemagne ne soit plus l'éternelle "coupable", qu'elle soit séduite à l'Est, qu'elle affirme sa puissance. Soyons réalistes. La grande Histoire a laissé place à un jeu tout autre. Notre couple pourra encore briller de concert, s'il laisse jouer ses 25 partenaires certaines mesures de la partition.

Pour le reste, il y a ce beau magazine, Paris-Berlin, qui met en lumière nos affinités et nos différences, tout en nuances.
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N(h)openhagen

Les neiges du Kilimanjaro peuvent continuer à fondre tranquillement. En raison de la rencontre entre les Etats-Unis et la Chine (sommet APEC) avant le sommet, qui rend désormais tout accord impossible, le premier ministre danois Rasmussen a annoncé qu'il n'y aurait pas d'accord contraignant sur le climat à la conférence de Copenhague. Conforté par M. Froman, le conseiller d'Obama, qui nous avoue ceci - "There was a realistic assessment ... by the leaders that it was unrealistic to expect a full internationally legally binding agreement to be negotiated between now and when Copenhagen starts in 22 days."- il propose un modèle en deux étapes :
1. Un consensus minimal en décembre
2. Des négociations sur des objectifs climatiques concrets l'an prochain.

Pour Emmanuel Guérin, coordinateur de l'iddri, «C’est une négociation qui doit être inspirée par les résultats de la science, mais qui laisse une très grande place aux choix politiques»
En effet, c'est un sommet G2++ (divisé) contre G2++ qui s'annonce à Copenhague, avec d'un côté les Etats-Unis, la Chine et consorts, de l'autre la France en héreault du sauvertage de la planète, appuyée par le Brésil et les pays les plus touchés par le réchauffement climatique (Afrique non méditerranéenne, Etats insulaires menacés, Asie du sud-est...). Nicolas Sarkozy aura en outre le soutien de l'Union Européenne, qui consolidera ses positions jeudi, à Bruxelles.
Quoi qu'il se décide lors du Cop15, les conclusions seront à géométrie variable. Il se pourrait que Copenhague soit un succès européen. L'UE pourra se targuer d’avoir tenu, voire dépassé, ses engagements pris à Kyoto, en 1997. Pour Libération, ce constat permettra à l’UE d’opter pour une "posture offensive, fondée sur le respect des engagements pris et donc le réalisme de ces derniers."

Ah oui, pour poursuivre sur une note Web.2, j'ai reçu un message twitt ce matin qui m'invite à participer à la plateforme sociale créée à l'occasion de la conférence, Copenhagen Climate Network iForum.
Intéressant, innovant, une bonne idée pour prendre le pouls de ce qui va se passer là-bas !
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